À Bobo-Dioulasso, les questions liées à la ville, à l’urbanisme, aux usages les espaces publics et à la sociologie de la vie urbaine sont très peu débattues, presque inexistantes, voire quasiment ignorées. Pour cette deuxième édition de la rencontre « Espace public_espace pARTagé », l’Institut français et ses partenaires se proposent à nouveau de mener une réflexion et des expérimentations artistiques dans la ville.
En 2019, la thématique « La ville, avant/après » a été retenue comme base de réflexion : elle permettra d’interroger l’évolution de la forme de la ville et de ses usages, la vie des matériaux urbains et leur recyclage, ainsi que le patrimoine et les traditions et la façon dont la ville façonne leurs transformations. Un happening composé d’une exposition photographique scénographiée et itinérante, accompagnée de performances dansées, prendra place de manière impromptue, dans différents quartiers de la ville.

Résidence de recherche et de création :
Alban Lécuyer, photographe, Nantes (France).
Durant un mois, le photographe Alban Lécuyer sera accueilli en résidence pour son projet « Bobo-Dioulasso, la cité des esprits ». L’artiste mène depuis 2010 une démarche photographique consacrée aux différentes formes de disparition de la ville : restructuration urbaine, disparition symbolique, tentatives d’urbicide en temps de guerre ou de négation de la mémoire collective des lieux. À Bobo-Dioulasso, Alban Lécuyer interrogera plus spécifiquement la dimension magique, rituelle et sacrée qui préside à la création et à l’organisation des villes, en partant d’une réflexion sur l’« esprit des lieux » et suivant la tradition des masques et leurs danses. Sa présence sera également l’occasion de masterclass à destination des jeunes photographes professionnels de la ville.

COLLOQUE : « PATRIMOINE ET TRANSFORMATION URBAINE »
VENDREDI 12 AVRIL – 9H

Gratuit sur inscription auprès du secrétariat de l’Institut français
En quoi les traditions et le patrimoine culturel d’une société influent sur sa conception de la ville et sur la construction urbaine ? A l’inverse, peut-on affirmer que le développement et les évolutions physiques d’une ville ont des impacts sur le patrimoine, les rites, les croyances populaires et l’organisation sociétale ? Experts en urbanisme, art et sciences sociales sont convoqués pour tenter d’apporter des éclairages à ces questions.
En partenariat avec l’Ambassade de France au Burkina Faso, Katouma Danse, l’AUBEN (Master d’Architecture), Chiara Rigotti (Bio-Archi), Michaela Solnická Volná (unlimited jakub cigler architekti) les Frères Ouattara, la
Commune de Bobo-Dioulasso, les autorités coutumières de la Ville.