Espaces publics_espaces pARTagés

Du 24 au 27 avril / gratuit / à l’Institut français et dans des espaces publics de la ville de Bobo-Dioulasso

Performances, installations, conférences, expositions…

Les espaces publics sont des espaces où la population se déplace, se rencontre, se parle, s´écoute, et se regarde : autant de lieux où se jouent de nombreux enjeux individuels et collectifs.

Considérant que l’Art peut contribuer au développement durable d’une ville, architectes, urbanistes,

sociologues et artistes se proposent de questionner ces espaces communs, et d’entamer un dialogue avec les habitants de Bobo-Dioulasso.

Jusqu´à quel point la société civile construit-elle sa propre ville ? Certains espaces « oubliés », « négligés », ou « inusités » constituent un défi à relever pour les communes. Souvent, la société civile investit ces espaces négligés et se les approprie sans attendre que des aménagements adéquats soient offerts par les pouvoirs publics. La population façonne et transforme ces lieux de manière informelle et selon ses propres besoins (commerce, loisirs…) Ces initiatives sont parfois heureuses et créatives, mais elles peuvent aussi générer des problèmes de développement urbain. La ville devient alors un lieu d’expression pour ces habitants.

 

Ces réflexions seront mises en valeur et débattues durant quelques jours d’échanges, à travers des installations, performances, expositions et conférences.

 

Mardi 24 avril / Place de la Nation

16h30 : Ouverture du « Salon Public » (en place du 24 au 27 avril) / gratuit et ouvert à tous

La place de la nation (« Siraba Wolonfila ») est un carrefour symbolique très connu des Bobolais. Pour autant, quels usages en font-ils ?

Des artistes, architectes, étudiants et bricoleurs français, tchèques et burkinabè s’emparent d’un « morceau de trottoir » pour questionner la ville à travers une installation éphémère. Des « expos-taxis » passeront régulièrement sur la place où des performances seront organisées durant trois jours. Une œuvre va surgir, interrogeant les passants sur leur façon de vivre la ville…

Avec la Compagnie Takara/ Julien Dupont et Tibi Labat / les étudiants du Master d’architecture d’Aube Nouvelle / Soly Volná / Matyáš Cigler/ Issouf Diero et tous les citoyens qui souhaitent s’associer à la construction de l’œuvre.

 

« Expo-taxi en X lieux » Une exposition itinérante de photographies est organisée en coopération avec les chauffeurs des typiques taxis verts de Bobo-Dioulasso. 3 photographes bobolais présentent leurs images sur le thème de l’urbanisme et de la mobilité. Ces taxis parcourront la ville de façon habituelle, mais en donnant à voir à leurs passagers un autre regard sur la ville… Une façon d’amener l’art au cœur de la vie quotidienne des habitants !

Proposé par : David Chatelier, Ila Ouedraogo, Jacob Bonkian, Fasky

 

Mardi 24 avril / Place de l’Hôtel de Ville

à 19h : Comédie musicale « Bobo-Dioulasso » / gratuit et ouvert à tous

Troupe de théâtre de Siraba (mise en scène Olivier Somé)

Un « espace vide », tout poche de l’Hôtel de ville, a été choisi pour présenter cette pièce de théâtre, afin de valoriser les espaces urbains susceptibles de valoriser l’art vivant. 

La comédie Bobo-Dioulasso, créée en 2015 par Olivier Somé, donne une image de la ville et des valeurs morales de la société de Bobo-Dioulasso, introduisant les spectateurs dans un labyrinthe de la vie sociale des Bobolais.  « Elle fait revivre le passé de cette ville culturelle rasée par des années de pillage institutionnalisé, de trahison et de corruption tous azimuts. Les protagonistes de cette comédie musicale dépeignent aussi avec énergie et sarcasme la société actuelle avec ses écarts religieux, politiques et coutumiers… », d’après le metteur en scène.

 

à 20h30 : Forum Da Sago Sou / gratuit et ouvert à tous

Le projet « DA SAGO SOU » (La Nuit de la Parole Libre), est un collectif, coordonné par Yssouf Niamba, qui organise des forums ponctuels pour amplifier la parole des habitants les moins privilégiés et les plus vulnérables. Le forum s’articulera avec le spectacle « Bobo Dioulasso » pour mettre l’accent sur l´art vivant comme moyen de rassemblement. Le travail d’échanges et de réflexion s’appuie sur l’implication de personnes ressources et des autorités coutumières des zones concernées.

 

 

Mercredi 25 avril à 21h: L’Aube au Black ft Katouma / « Rue du Hibou » / gratuit et ouvert à tous

Le Black & White est un bar de nuit bien connu des Bobolais, qui y passent leurs nuits de fêtes, souvent jusqu’à l’aube. Pendant la journée, cette « rue du Black », ou « rue du Hibou », (du nom des maquis qu’elle accueille), est une rue classique, voyant passer des voitures et s’activer des travailleurs. La nuit, la voie se transforme en terrasse de resto de poulet et de bars. La foule est dense, tant qu’il est difficile de passer. Il y a toujours du monde !

Les étudiants en architecture de l’Université Aube Nouvelle et les danseurs de la compagnie Katouma interrogent cet espace, à travers une performance in situ, pour le comprendre et le valoriser. On se retrouve dans la voie du Black pour y danser !

Par l´association Katouma (Noumoutié Reggae Ouattara, chorégraphe), l’Université Aube Nouvelle (les étudiants et Chiara Rigotti, architecte et professeure)

 

 

Jeudi 26 avril à 16h : performances et clôture du Salon public / gratuit et ouvert à tous

Construit durant 3 jours, le « Salon public » a pris toute son envergure. Pour le fêter, des performances (danse, slam, peinture) y sont proposées durant tout l’après-midi, avant sa fermeture. Vous pouvez passer boire un verre dans ce salon éphémère.

 

 

Vendredi 27 avril à 14h : Colloque « Art est Espaces publics » / gratuit, sur inscription

Pour clôturer l’événement, une après-midi de réflexion est organisée autour de professionnels de la ville, de l’architecture et de la culture, sur deux thématiques :

1/ Comment et pourquoi les arts peuvent-ils s’inscrire dans les espaces publics ?

2/ Enjeux et perspectives de l’ouverture des infrastructures culturelles et citoyennes sur la ville.

 

Avec la participation de Léandre Guirma (architecte et docteur en urbanisme), Jean-Louis Fulcrand (architecte et professeur à AUBEN), Jean-Marc Lalo (architecte du ciné Guimbi), Etienne Lompo (Directeur de la Maison de la Culture de Bobo-Dioulasso), Aguibou Bougobali Sanou (Directeur In Out Dance Festival), Aimé Frédéric Niamba (Directeur Régional du Ministère de la Culture des arts et du tourisme), Michaela Solnická Volná (architecte designer UnlimitedJCA), Chiara Rigotti (architecte et professeure à AUBEN), David Sanon (Conseiller culturel au Conseil Régional des Hauts Bassins), Issa Ouedraogo (scénographe, atelier Andaere), François Bouda (mondoblogueur et administrateur culturel), Michel Saba (Secrétaire Général CERAV Afrique), Julien Dupont et Tibo Labat (architectes et designers), Olivier Somé (metteur en scène et Directeur artistique du centre Siraba), Moussa Sanou (metteur en scène de Trace Théâtre, et Président du collectif Sya Ben), Yssouf Niamba (Collectif Da Sago Sou), Lucien Humbert (Coordinateur du Carrefour des arts plastiques de Ouagadougou), Agathe Konaté (Directrice Institut français de Bobo-Dioulasso).