Né dans un village près de Ouagadougou, Dicko Fils fait ses études à Abidjan. Le boum du reggae ivoirien des années 80 l’influence grandement. Il poursuit ses études au Mali, où il découvre des grands musiciens comme Salif Keita, Oumou Sangaré ou Farka Touré.

Dans les années 90, il retourne à Abidjan et fonde un groupe avec des amis congolais, camerounais et ivoiriens. Ils enregistrent leur premier album, Tounga, en 2004, entre reggae et blues mandingue.

Il regagne ensuite le Burkina Faso, avec une autre maquette en poche. Il recompose son groupe, où se mêlent instruments traditionnels (balafon, djembé, tamani) et contemporains (batterie, guitare, basse). Dicko Fils s’empare de l’instrument qu’il maîtrise à la perfection : le kamalen n’goni (instrument à cordes). Sa réputation va rapidement grandir à travers toute l’Afrique de l’Ouest, en Europe et en Amérique. Sa voix mélodieuse transcende les rythmes de son pays, s’emparant aussi bien de la tradition dioula que de la culture peule. Il compose également des musiques pour des pièces de théâtre.

Lauréat de trois Kundé en 2016 et d’une multitude d’autres distinctions, Dicko Fils vient présenter son 8ème et tout dernier album au public de l’Institut français.

Ngoni et chant : Dicko Fils. Guitare basse : Diabaté Dramane. Batterie : Drabo Goumano. Djembe : Sawadogo Adama. Danseuse choriste : Mariam Doumbia