par Nyaba L. Ouedraogo, Siriki Ky et Christophe Sawadogo

Du 12 juin au 18 juillet

Vernissage le vendredi 12 juin à 18h – La Rotonde / entrée libre

Exposer par ces temps agités et de confinement est réaffirmer que la création est un acte continu. Pendant que notre corps est confiné, notre imaginaire voyage en se jouant de toute frontière. On peut enfermer le corps, jamais l’esprit. Quand l’art s’exprime sur la maladie et fonctionne comme une thérapie collective, il doit s’affranchir des ateliers et s’inscrire dans la société.

Nyaba situe ses photographies à la frontière du visible et de l’invisible. Elles interrogent nos regards du monde matériel et de ses éléments en explorant la perception du monde visible et invisible.

Objets de culte de Siriki Ky, mettent en dialogue vie animale, humaine et poésie végétale autour d’une forge scintillante de rites et de sacré. La force et la beauté d’une croyance résident dans sa capacité à tolérer ou à s’ouvrir ; c’est son credo.

Christophe Sawadogo nous dévoile ses œuvres d’encre et de terre, décryptant une société aux prises avec le virtuel et la matérialité. A travers les encres sur papier et les acryliques sur toile, il montre l’homme en quête de place, de stabilité dans un monde nouveau et virtuel et celui plus ancien et plus matérialiste. J’avais le cœur au Horla de Maupassant, la tête dans « La marmite » de Baudelaire et l’âme dans les « Morts ne sont pas morts » de B. Diop dans mon atelier, ma zone de confinement » dit-il.

Alternances se constituent de regards croisés de nos exils intérieurs comme l’entendait Baudelaire.

Une exposition, 3 artistes !

Christophe SAWADOGO

Après des études supérieures en Arts & Communication à l’Université de Ouagadougou,  Christophe Sawadogo  est exposé depuis 1999 aussi bien en Afrique (Burkina, Mauritanie, Sénégal) qu’ a   international, Ses œuvres principales sont ses séries SilhouettesSociétésEtre. Son travail fait également place à des toiles dont le fond épais fait songer à la croûte terrestre sur laquelle se détachent des silhouettes oniriques.

Siriki Ky

Faisant partie de la première génération d’artistes plasticiens burkinabé qui ont reçu une formation académique, Ky Siriki, étudiant aux Beaux-Arts d’Abidjan, se perfectionnera à Pietrasanta en Italie avant de s’installer au Burkina Faso où il se fera connaître en remportant le Prix de la Fondation Afrique en Créations. Depuis 1985, il est présent sur la scène internationale .

Nyaba Ouedraogo

Nyaba Ouedraogo a reçu plusieurs prix, comme par exemple le prix de l’Union européenne aux 9e Rencontres de la photographie de Bamako (2011). Il est également finaliste du Prix Pictet 2010, et lauréat des Résidences Photoquai Musée du Quai Branly 2013. Il a été nominé pour le Prix Pictet en 2014 et le Prix Prince Claus en 2015.

Les œuvres de Nyaba Ouedraogo sont collectées par le Museum of Manchester (Royaume-Uni), la Fondation Blachère et le Musée du Quai Branly (France), ainsi que par des collectionneurs privés.