Vernissage le 1er avril à 18h30

Dans le cadre d’un cycle de formation destiné à un groupe de photographes burkinabè, l’Institut français de Ouagadougou soutient quelques recherches au long cours. Les images présentées dans l’exposition L’or sont l’aboutissement d’un travail réalisé par deux photographes sur l’orpaillage. 

Ces photographies soulèvent de nombreuses questions quant aux conditions de travail et de vie des orpailleurs, interrogent plus largement les problématiques sociales et environnementales de l’extraction d’or hors normes.
Offrant deux visions sur un même sujet, Adrien Bitibaly et Théo Renaut ont suivi chacun leur démarche pour montrer des sites et des hommes, pour la plupart migrants venant de pays limitrophes ou de villages environnants. Des images saisissantes d’un univers impitoyable, d’hommes acharnés au travail, à la recherche du précieux métal.
Partageant le quotidien de ces chercheurs d’or, les deux photographes ont su s’introduire auprès d’hommes farouches et déterminés. Leur sens du dialogue et leur attitude respectueuse ont été les principaux atouts de leur acceptation dans ce milieu où règnent le secret et l’exclusion des visiteurs curieux.
L’ambiance pourrait faire penser aux pionniers de l’Ouest Américain au XIXème siècle, sujets de nombreux films hollywoodiens. Mais les images de cette exposition nous montrent une réalité de l’Ouest Africain aujourd’hui : ici, pas d’indiens ni d’histoires d’amour mais plutôt un monde ouvrier digne des romans d’Émile Zola.

Alain Leloup, Commissaire de l’exposition.

 

Deux photographes, deux visions
Originaire d’un village situé près de Banfora, Adrien Bitibaly connaît bien cet environnement. Grâce à sa présence respectueuse et au dialogue durable qu’il a établis avec ses compagnons, le photographe restitue fidèlement la grande précarité qui caractérise le quotidien des travailleurs. Ses photographies illustrent l’ambiance qui règne dans ces camps de fortune et soulignent les conséquences que ces exploitations induisent sur l’environnement.
Théo Renaut a entrepris un reportage au long cours sur une mine d’or réputée être la plus violente d’Afrique de l’Ouest. Cette mine, dont le sous-sol a été jugé trop meuble par les géologues, concentre une importante activité d’orpaillage qui s’opère en toute illégalité. Observateur discret des conditions de travail, Théo Renaut a été le témoin privilégié de drames journaliers mais aussi de moments intimes. Corps épuisés, regards hagards, misères et bonheurs mêlés, c’est tout cela à la fois que nous racontent les images de ce photographe.

Exposition financée grâce au soutien du Service de coopération et d’action culturelle de l’Ambassade de France au Burkina Faso.

De 9h à 12h et de 15h à 18h30 du mardi au samedi
Fermée le mercredi matin